Mon expatriation au Vietnam (partie 1)

24 octobre 2017

Dans cet article je vais vous dévoiler un petit bout de moi, une expérience qui a changé ma vie et qui a forgé ce que je suis devenue aujourd’hui. 

Mes propos et mon avis sur le Vietnam n’engagent que moi, je vous raconte en toute transparence ce que j’ai vécu et comment j’ai ressenti les choses. S’expatrier c’est une expérience exceptionnelle mais tout n’est pas rose tous les jours !

Mon expatriation au Vietnam: comment tout a commencé?

Cela remonte à 2008, mon père décide de quitter Paris pour tenter sa chance au Vietnam. Passionné de voyages depuis toujours, il veut à son tour vivre une vie d’expatrié. C’est en décembre de cette même année que je suis allée le voir là-bas pour la première fois (c’était aussi mon tout premier long voyage). J’y suis restée 2 semaines, il m’a fait voyager et découvrir la culture locale. J’ai adoré ces vacances, le fait de voyager et de voir des choses complètement différentes de chez nous. Le jour de mon départ pour la France, je lui ai dit cette phrase: “La prochaine fois que je viendrai ça sera pour vivre ici avec toi“. À l’époque, j’étais en quatrième et il ne pensait pas que j’étais sérieuse (moi non plus d’ailleurs). Et pourtant ! J’ai terminé mon année scolaire et me voilà, en Septembre 2009, intégrer le collège français Marguerite Duras à Ho Chi Minh Ville.

Pourquoi j’ai décidé de m’expatrier au Vietnam?

En réalité je ne sais pas comment j’en suis arrivée à cette décision radicale à l’âge de 14 ans (mes parents ne m’ont absolument pas influencée dans ma décision et m’ont soutenue). Disons que ce voyage avait tellement piqué ma curiosité que j’avais envie d’aller voir ailleurs ce qu’il se passait. L’insouciance peut-être, m’a poussée à ne pas trop me poser de questions, j’ai foncé tête baissée.

Paolina Palma in Vietnam Halong bay

Mes premiers pas en tant qu’expatriée :

  • Le collège

Le premier grand changement. Essentiellement constitué de jeunes vietnamiens issus de riches familles et d’enfants de diplomates, le collège ne comptait parmi ses élèves que très peu de français nés en France. C’est là que l’on se rend compte que l’éducation française est réputée à travers le monde. Il y avait pourtant un collège américain, anglais et australien mais c’est le collège français qu’ils avaient choisi.

L’année où je suis arrivée, je me souviens que nous étions 8 nouveaux arrivants de France. Ces nouveaux sont devenus mes amis et certains le sont toujours aujourd’hui. L’expérience que nous étions en train de vivre nous a rapprochés et nous a laissés des souvenirs mémorables. L’adaptation avec les anciens élèves de l’école n’a pas été aussi simple. Se connaissant tous depuis la maternelle ils formaient un groupe soudé et laissaient peu de place à l’arrivée des nouveaux. En plus, ils parlaient tous anglais couramment, dans la cours de récré ça ne parlait même pas français! Et moi, à l’époque quand je venais d’arriver je ne comprenais rien.

En réalité les 2 premiers mois n’ont pas été faciles, j’ai eu envie de rentrer en France. Et puis petit à petit je m’y suis faite, les anciens étaient de moins en moins hostiles avec nous et je m’en suis faite des amis. Le niveau d’exigence de l’école en revanche, était vraiment plus élevé que celui en France. Nous n’étions qu’une quinzaine par classe, il fallait que ça file droit. À la fin de l’année j’ai obtenu mon brevet des collèges (contrairement à la France, il fallait payer pour le passer) et j’étais devenue bilingue en anglais.

  • La culture

J’ai eu la chance de vivre la culture vietnamienne au quotidien grâce à la famille de ma belle-mère. De nombreuses fêtes rythment l’année des vietnamiens. Je me rappelle particulièrement de la fête du Têt. C’est le nouvel an vietnamien. Les préparatifs prennent des jours: la nourriture, les décorations… Toutes les familles se réunissent pour vivre ce moment ensemble. Le jour J ne comptez pas aller au ciné ou même aller faire les courses, tout est fermé. Tout le monde se fait beau et passe la journée entière à manger et à boire (les hommes beaucoup trop). Dans un arbuste sont accrochées des petites enveloppes rouges avec le nom de chaque personne dessus. J’ai eu la chance d’en recevoir plusieurs. À l’intérieur il y a ce qu’on appelle la “lucky money”. En fait, chaque membre de la famille place quelques billets dans une enveloppe pour offrir aux autres de l’argent qui leur portera chance pour la nouvelle année.

Autre tradition qui m’a marquée, c’est le fait que toute la famille vive sous le même toit (à quelques exceptions près). La relation à la famille et aux anciens est vraiment plus forte que chez nous. Ça a ses avantages, mais aussi ses inconvénients je pense. Par exemple, quand la femme se marie elle doit quitter sa famille et aller vivre dans la maison familiale de son mari, et c’est elle qui s’occupera de ses beaux-parents (plus que ce que leur propre fils ne fait).

  • La nourriture

Le sujet sensible ahah. Contrairement à la plupart des personnes qui sont allées au Vietnam, j’ai vraiment eu du mal avec la nourriture vietnamienne. Que ce soit au restaurant ou dans la famille, je n’ai réussi à manger que très peu de choses. Les deux choses qui me dérangeaient le plus c’était la sauce Nuoc Mam (à base de poisson fermenté dans une saumure) omniprésente dans quasi tous les plats. Et l’hygiène. J’ai vraiment eu un gros problème avec ça. C’est en voyageant justement que l’on se rend compte que les conditions d’hygiène diffèrent selon les pays. La vaisselle faite dans les caniveaux  (pour les resto de rue), la viande suspendue toute la journée entourée de mouches au marché, les odeurs nauséabondes… Bref, un gros choc culturel à ce niveau là. (Attention je ne suis pas non plus pour une hyper-stérilisation des aliments, le lavage à la javel et l’hygiène excessive comme aux US. Il y a un juste milieu).

Du coup vous vous demandez surement qu’est-ce que j’ai donc mangé pendant un an. Et bien c’est simple, au supermarché j’achetais des légumes, des fruits et de la viande et je les cuisinais comme on le fait chez nous. J’ai particulièrement adoré découvrir les fruits locaux (fruit du dragon, jacque, ramboutan, pomme d’amour..) Je vous ferai un article pour tous vous les présenter. Et quand je sortais je mangeais au resto italien, mexicain… on trouve de tout à Ho Chi Minh ! Un des seuls restaurants vietnamiens que j’ai vraiment aimé c’est le Nhà hàng Ngon. Un vrai délice, surtout les nems, ce sont les seuls que je pouvais manger!

Certains penserons que je suis hyper difficile, je ne pense pas. J’ai beaucoup voyagé dans ma vie et c’est le seul pays où j’ai eu vraiment du mal avec la nourriture. On ne discute pas les goûts et les couleurs 🙂

Au fur et à mesure que j’écris cet article je me rends compte que j’ai beaucoup de chose à vous raconter. Je viens à peine de vous en écrire la moitié et ça fait déjà un peu long! Du coup je vais scinder mon récit. Dans le prochain article Mon expatriation au Vietnam (partie 2), je vous parlerai de:

  • mes voyages à travers le Vietnam
  • les choses qui m’ont le plus marquées
  • ce que j’ai préféré
  • ce que cette expérience m’a apporté
  • et de petites anecdotes !

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2 comments

Justine 17 novembre 2017 - 18 h 55 min

Bellle opportunité et super expérience, j’attends la suite avec impatience.

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Paolina Palma 17 novembre 2017 - 22 h 18 min

Merci Justine pour tous tes commentaires super gentils 🙂
Oui la suite est pour bientôt!!

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